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 Jurisprudence: L'euthanasie

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Êtes vous pour l'euthanasie active?
oui
13%
 13% [ 1 ]
oui si c'est contrôlé
25%
 25% [ 2 ]
mitigé
50%
 50% [ 4 ]
non
12%
 12% [ 1 ]
hors de question, c'est comme un meurtre
0%
 0% [ 0 ]
Total des votes : 8
 

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Benjamin
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MessageSujet: Jurisprudence: L'euthanasie   Jeu 15 Juin - 18:05

Dépêche reçue le 14/06/06 à 17:55
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Procès de l'euthanasie à Angers: le mari acquitté

La cour d'assises du Maine-et-Loire a acquitté mercredi Morten Jensen, un Danois de 37 ans qui comparaissait pour avoir mis fin en janvier 2003 aux souffrances de sa femme, âgée de 29 ans, atteinte d'un cancer en phase terminale, un acte qualifié d'homicide volontaire.

Les neuf jurés, huit femmes et un homme, ont prononcé l'acquittement, une décision accueillie dans la salle par des applaudissements. Thierry Phélippeau, l'avocat général, avait requis une peine symbolique, deux ans de prison avec sursis. L'accusé encourait théoriquement jusqu'à 30 ans de réclusion.

"C'est un geste humain des jurés qui ont replacé le curseur d'une loi en fin de vie", a commenté Me Mickaël Boulay, l'avocat de l'accusé, qui s'est dit "surpris et soulagé" après trois ans de procédure et une journée particulièrement éprouvante.

A la barre, les mots de l'accusé ont été poignants: "Emmanuelle était mon grand amour. Elle l'est encore. Ce n'est pas un meurtre, c'est un acte de compassion", a-t-il déclaré. Ce qu'ont confirmé les experts, les infirmières et les aides soignantes, qui ont tous décrit un "mari exemplaire". Un enquêteur a même avoir eu en face de lui "un homme abattu", pas un criminel.

A l'institut Paul-Papin d'Angers, le 11 janvier 2003, Morten Jensen s'était couché au coté de son épouse. Il avait répandu des pétales de rose sur le lit avant de pousser la seringue contenant du Tranxene, un tranquillisant qui peut être mortel à forte dose.

Dans ses réquisitions, le procureur avait fait référence à l'affaire Humbert et à la loi du 22 avril 2005, qui a dépénalisé l'euthanasie passive, l'acte de laisser mourir, mais n'autorise toujours pas l'euthanasie active.

Jean-Luc Romero, vice-président de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), s'est "réjoui" de cet acquittement qui "prouve une nouvelle fois à quel point la législation française concernant l'euthanasie est dépassée, complètement obsolète et rejetée par les Français". Il ajoute dans un communiqué qu'une loi "qui ne peut plus être appliquée doit être changée au risque de mettre en péril notre Etat de droit".

"Est-ce qu'une loi ou des hommes peuvent condamner cet acte?" A cette question du père de Morten Jensen, les jurés ont répondu non. Une décision qui relance le débat sur l'euthanasie. AP

pan/cre/mw

Source: La Tribune

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Dernière édition par le Jeu 15 Juin - 18:08, édité 2 fois
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Benjamin
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MessageSujet: Re: Jurisprudence: L'euthanasie   Jeu 15 Juin - 18:06

Je pense que droit devrait s'adapter aux hommes.
De nos jours, le droit est peut être trop stricte sur certains points de vue.
Peut être que cette jurisprudence va faire bouger la doctrine sur l'euthanasie.

En tout cas, si elle devient légalisée, il faut absolument qu'elle soit sous contrôle, assistée etc... Sinon des abus, c'est à dire des meurtres déguisés risquent d'être commis...

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scagli
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MessageSujet: Re: Jurisprudence: L'euthanasie   Jeu 15 Juin - 18:12

C'est compliqué comme question car vivre comme un légume est-ce une vie? vivre avec le support de machines est-ce encore une vie ? moi je dirais non donc oui pourquoi pas l'euthanasie.

Après le probleme c'est qu'il y a toujours des possibilités d'évolution d'une pathologie ou bien de nouvelles techniques thérapeutiques mais là encore certains diagnostics sont insuceptibles d'évolués donc en fait ca ne pourrait etre que dans des casuistiques précises.
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Brasoveanu
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MessageSujet: Re: Jurisprudence: L'euthanasie   Jeu 15 Juin - 18:16

Benjamin a écrit:
Je pense que droit devrait s'adapter aux hommes.
De nos jours, le droit est peut être trop stricte sur certains points de vue.
Peut être que cette jurisprudence va faire bouger la doctrine sur l'euthanasie.

En tout cas, si elle devient légalisée, il faut absolument qu'elle soit sous contrôle, assistée etc... Sinon des abus, c'est à dire des meurtres déguisés risquent d'être commis...

Comme tu dis, moi je pense que dans certains cas, où non seulement on sait que la personne a peu de temps à vivre, mais qu'elle souffre de façon insuportable, si elle en fait la demande expresse (puisque sinon, c'est quand même just pour le moins), mais ne peut se donner la mort toute seule, qu'on puisse l'assister, mais avec un contrôle tres stricte ...
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scagli
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MessageSujet: Re: Jurisprudence: L'euthanasie   Jeu 15 Juin - 18:20

Pour la personne qui demande parce qu'elle souffre là encore je sais pas en fait car une douleur peut etre temporaire ou bien sur permanente mais par exemple pour les chimios quand on a un cancer tu souffres de ce traitement et tu peux par le découragement ne plus avoir la volonté de te battre et savoir que tu as une option pour en finir pourrait peut etre justement affaiblir la volonté de quelques patients, bien sur c'est hypothétique mais bon possible.

Sinon pour le mari donc il est acquitté ? ah ben je crois qu'il y aura un appel du parquet malgré tout.
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MessageSujet: Re: Jurisprudence: L'euthanasie   Jeu 15 Juin - 18:58

J'ai répondu "mitigé" parcequ'il n'y avait pas la réponse que je voulais donner précisément. Pour ou contre l'euthanasie, j'aurais tendance à répondre contre, pour les raisons dites par scagli.
Cependant, je pense que si on sait qu'une personne souffre d'une maladie incurable, autant ne pas l'intuber, et que si on a décidé de l'intuber, il faut en assumer la responsabilité jusqu'au bout, d'ou une certaine responsabilité des médecins eux mêmes qui doivent tenter de convaincre l'inutilité d'ajouter de nouvelles souffrances d'une personne à sa famille.
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deborah
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MessageSujet: Re: Jurisprudence: L'euthanasie   Dim 18 Juin - 22:44

juste quelques réflexions, comme ça avant de me mettre à réviser (ui, pas remettre......je sais, no comment):

L'euthanasie est un débat complexe (impossible? ) parce qu'il dépasse le simple problème de conscience. On parle d'euthanasie et non de meutre, parce que ç'est assimilé à une délivrance face à l'enfer de la maladie, à des situations de souffrance extrême, de disparition des facultés que nous rattachons à la notion de dignité humaine, qui signalent que nous avons à faire à une personne, et non un végétal: la capacité de repérage temporel, reconnaissance des proches, etc..
Le premier problème est d'arriver à poser des critères pour une euthanasie justifiée: qui peut prendre la décision? qui peut assumer l'exécution? comme le disait scagli, celui qui souffre atrocement est-il vraiment en possession de tous ses moyens et peut-il vraiment se prononcer sur sa vie, lui que la souffrance fixe totalement sur l'instant présent? et en même temps peut-on décider de l'extérieur que la vie d'un autre doit être interrompue? Quand on dit que la souffrance d'un malade est insupportable, parle-t-on vraiment uniquement de son état ou aussi de sa propre capacité à supporter à ce spectacle?
En fait on ne peut pas dire qu'il faut laisser faire la nature (parce qu'alors là autant retirer toute forme de médecine) et en même temps on ne peut pas valider la détresse de l'entourage comme critère suffisant..

L'article posté différenciait euthanasie passive (donc laisser mourir, éviter l'acharnement thérapeutique) et euthanasie active (faire mourir, ça passa par une action positive, une injection léthale je suppose).
Très bien, mais je me demande une chose alors: le serment d'Hippocrate oblige les médecins à mettre tout en oeuvre pour sauver la vie du patient. Or l'euthanasie implique des actes qui vont à l'encontre. Donc doit-on élargir là la compréhension du devoir du médecin envers son patient?
Parce qu'il ne faut pas oublier que l'on ne sait pas tout sur l'organisme. On a décidé que l'état de mort cérébrale était un critère médicalement satisfaisant pour déclarer un individu mort, mais il ya des patients dont la croissance a continué alors qu'ils étaient cliniquement morts...donc l'unité organique n'est pas totalement brisé..aïe problème.

Troisième problème: les religions s'opposent toutes à l'euthanasie en pronant la primauté de la valeur de la vie. Si l'on rentre dans un affrontement de valeur: respect de la vie contre respect de la liberté, on entre dans un débat impossible. Parce qu'en effet, on peut dire aussi que la libre disposition de soi fait partie des droits de l'homme les plus fondamentaux: comment un individu, une institution pourrait se permettre de contraindre qq1 à vivre plus longtemps (je note que la tentative de suicide n'est pas interdite par la loi), d'empêcher qq1 de mourir d'une façon qui lui semble digne, en échappant à la déchéance physique ou mentale..?

L'enjeu affectif est pregnant...et il y a le risque de débattre sur la souffrance, d'où sans doute un encadrement nécessaire très strict de l'euthanasie, s'il venait à y avoir réforme législative en France.
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MessageSujet: Re: Jurisprudence: L'euthanasie   Lun 19 Juin - 0:56

deborah a écrit:

Parce qu'il ne faut pas oublier que l'on ne sait pas tout sur l'organisme. On a décidé que l'état de mort cérébrale était un critère médicalement satisfaisant pour déclarer un individu mort, mais il ya des patients dont la croissance a continué alors qu'ils étaient cliniquement morts...donc l'unité organique n'est pas totalement brisé..aïe problème.

Si tu arrive à me trouver quelqu'un qui a continuer de grandir apres avoir été déclaré cliniquement mort, c'est que le médecin c'est planter en prononcant la mort du patient ^^

C'est pas possible.
Il existe une idée reçue qui veut que les ongles et les cheveux continuent de pousser pendant quelques semaines apres la mort. Mais c'est faux car Les réactions physico-chimiques responsables de la pousse de nos phanères (ongles, poils, cheveux) s’interrompent (comme tout le reste) dès que la circulation sanguine s’interrompt et n’amène plus d’oxygène.

Il ne faut pas confondre la mort clinique et la mort cérébrale.
La mort clinique c'est "l'arret" du systeme, caracterisé par un arrêt cardio-circulatoire prolongé, alors que la mort cérébrale c'est l'arrêt des signaux électro-encéphalographiques du cerveau humain et c'est d'après ce critère que l'on constate le décès d'une personne en médecine légale.

Cependant, il est tout à fait possible de maintenir quelqu'un en état de mort cérébrale en vie (avec assistance respiratoire et tout le tralala), mais c'est de mon point de vue sans interet car meme si dans ce cas l'oxygenation permet aux phaneres de continuer leurs croissance et aux systeme neurovegetatif le maintient de certains reflexe, le cervaux est mort et c'est irreversible.
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MessageSujet: Re: Jurisprudence: L'euthanasie   Lun 19 Juin - 10:08

ui donc je me suis trompée en écrivant vite, ces patients n'étaient pas cliniquement morts en effets, ils avaient un électro encéphalogramme plat, et leur croissance a continué. En fait j'ai lu ça qq part, mais où ? ?
Je te crois Alex, si tu me dis que c'est pas possible, mais je te dis je l'ai lu qq part, mais je demanderai à un toubib.
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MessageSujet: Re: Jurisprudence: L'euthanasie   Lun 19 Juin - 11:17

deborah a écrit:
ils avaient un électro encéphalogramme plat, et leur croissance a continué. En fait j'ai lu ça qq part, mais où ? ?
Je te crois Alex, si tu me dis que c'est pas possible, mais je te dis je l'ai lu qq part, mais je demanderai à un toubib.

A si, j'ai dis qu'en cas de mort cerebrale, si la persone est maintenue en vie a l'aide d'un respirateur, sa croissance peut continuer.
Mais pas si elle est cliniquement morte.
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MessageSujet: Re: Jurisprudence: L'euthanasie   Lun 19 Juin - 15:23

bon bah donc on est d'accord
et ce que je voulais dire par cet exemple c'est que la personne a beau être en mort cérébrale, sa cohésion physique, son unité organique n'est pas entièrement brisée (puisque la croissance continue), alors on peut pas la considérer comme morte, et pourtant peut-on encore dire qu'elle est vivante vu son état? ...heu je sais pas si je suis claire là.... Neutral
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MessageSujet: Re: Jurisprudence: L'euthanasie   Lun 19 Juin - 17:55

deborah a écrit:
bon bah donc on est d'accord
et ce que je voulais dire par cet exemple c'est que la personne a beau être en mort cérébrale, sa cohésion physique, son unité organique n'est pas entièrement brisée (puisque la croissance continue), alors on peut pas la considérer comme morte, et pourtant peut-on encore dire qu'elle est vivante vu son état? ...heu je sais pas si je suis claire là.... Neutral

Oui mais dans ce cas c'est une personne qui n'est pas en vie en tant que personne dénuée d'une conscience mais d'un simple bout de chair ( un gros oui ) organique vivant donc c'est là tout l'interet aussi c'est de justement se déterminer sur le sens de la vie pour un être humain qui n'est pas nécéssairement la meme que pour tout être vivant car nous serions, parait-il, différents ce qui nous distingue des animaux ( à vérifier parfois.. )
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MessageSujet: Re: Jurisprudence: L'euthanasie   Jeu 29 Juin - 17:23

sorry scag je m'apercois que je réponds dix jours après, j'avais pas vu qu'il y avait un nouveau message Embarassed

heu oui donc en fait on est d'accord...je dis bien que si la cohésion physique est maintenue, et donc que "techniquement" la personne n'est pas morte, vu son état, vu que ce qui fait qu'elle est un être humain (et qui est sensée la différencier d'un végétal) n'est plus, et bien on ne peut plus vraiment la regarder comme vivante également. En gros, l'ironie est que cette personne est à la fois empêchée de mourir tandis qu'elle est incapable de vivre.
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